14 juin 2007
Samedi 7 avril 2007
Notre hôte toulousain, fidèle à lui-même, n'a pas consenti à nous faire préparer un petit déjeuner plus tôt que d'habitude: tant pis! Dès 8 heures, nous sommes installés à table: nous voudrions arriver dès que possible au jardin Majorelle. Dès 10h00, ce sont des cars entiers qui déversent des flots de touristes qui arpentent les allées au pas de charge lorsqu'on aimerait être au calme, et qui n'avancent pas lorsqu'on attend qu'ils se poussent pour pouvoir faire la photo! bien sûr, la critique est facile: l'enfer, c'est les autres, c'est bien connu...mais on est toujours l'autre de quelqu'un!
Voilà pourquoi nous tentons de nous dépêcher. Mais les informations sur la grêve sont contradictoires: si nous ne trouvons pas de taxi, il nous faudra aller à pieds jusqu'à la place, dans l'espoir de trouver la bonne ligne de bus, ou de négocier deux calèches; en clair, nous arriverons bien trop tard! Je sais que le jardin ouvre à 8h00, mais le propriétaire du ryad me soutient que c'est à 9h00, parce que "au Maroc???!!! vous avez déjà vu quelque chose ouvrir à 8h00?"...oui: les jardins Majorelle! le mot qui m'est venu à l'esprit ensuite ne sera pas écrit ici, dans un souci de bienséance.
Une dernière vérification avant de partir: nous ne rentrerons pas avant ce soir, mieux vaut ne rien oublier! C'est bon, on peut partir....mais Ben n'a pas la forme: il souhaite nous accompagner, se réservant toujours la possibilité de nous abandonner en cour de journée si ça ne va pas: il semble que les boulettes soient rancunières...
Nous filons dans les ruelles de la Medina, jusqu'à la Place des ferblantiers: la chance nous sourit. Deux taxis attendent les clients: comme nous sommes 6, nous négocions pour deux voitures. C'est la reprise, il est tôt, l'affaire est vite conclue: nous irons jusqu'aux jardins, pour 40 dirhams en tout(environ 4 euros). Encore une pensée pour notre hôte, à qui j'avais demandé conseil: il m'avait dit qu'il fallait prévoir 100 dirhams...
Nous arrivons à 9h00. Personne à la caisse, pas de foule à l'horizon: nous avons de la chance, parce que ça fait bien une heure que le jardin est ouvert! Dès l'entrée, les couleurs vives prennent les commandes: ici règnent le bleu, le vert, le rouge et le jaune, dans une harmonie singulière et particulière.
C'est drôle, comme on aime parfois se rattacher à des détails: le créateur de ces jardins, Jacques Majorelle, est né à Nancy. Je partage donc mes racines lorraines avec cet artiste-peintre, tombé amoureux de Marrakech où il s'installe en 1919. Il achète un morceau de terrain dont il fera naître ce fabuleux jardin, qu'il ouvrira au public en 1947. Il rentre en France en 1962, pour y mourir.
Et c'est en 1980 que Pierre Bergé et Yves Saint Laurent deviendront propriétaires des lieux, et créeront, dans ce qui fut l'atelier de Jacques Majorelle, le musée d'art islamique qui abrite aujourd'hui une collection d'objets leur appartenant.
Le parc n'est pas bien grand, mais les allées étroites ouvrent sur des tableaux vivants dont les plantes seraient les personnages. Des variétés de tous les continents cohabitent ici en harmonie, dans une fausse anarchie. Les bassins, les fontaines donnent une sensation de fraîcheur, souvent bienvenue dans la fournaise de Marrakech.
Ici comme ailleurs, il faut savoir prendre son temps; pour surprendre une petite grenouille profitant du soleil sur une pierre, ou pour lever le nez en l'air, et voir les palmiers chatouiller le ciel.
Reconvertie en chasseuse d'images, je n'ai pas vu que Ben se sentait de plus en plus mal: il jette l'éponge et rentre au ryad. Il nous confie Cindy. Nous projetons de nous retrouver sur la place Djama El Fna vers midi, si tout va bien, et dans tous les cas, nous aurons des nouvelles grâce à nos portables. Nous sommes déçus de le voir partir précipitamment. Plaisanterie mise à part, il faut vraiment se méfier de ce que l'on mange:ce genre de désagrément peut vous gâcher un voyage. Mieux vaut d'être prudent! La montagne avait épargné le groupe, la ville n'aura pas fait ce cadeau à notre ami...
Nous prolongeons tout de même notre visite, mais les premiers cars ont du arriver: les touristes arrivent en masse, ne respectent pas le sens conseillé, ce qui donne une joyeuse pagaille.
Mais avec force courage et ténacité, nous réussissons tout de même à saisir quelques clichés intéressants.
Même la colombe, qui nous avait fait l'honneur d'assister à son bain l'an dernier, se fend d'une nouvelle représentation! peu de chance en vérité, qu'il s'agisse de la même, mais si ça me plait à moi, d'y croire?!
Inutile de s'attarder davantage, il est trop tard. Nous ne prenons plus de plaisir à slalomer au milieu de la foule. Lorsque nous sortons du jardin, nous sommes stupéfaits: une file d'au moins 300 mètres patiente pour acheter son billet d'entrée, et les taxis, minibus et autres cars de tourisme envahissent la rue!
Le monde appartient aux lève-tôt, c'est bien connu!
Nous avons besoin d'un taxi pour nous rapprocher du souk: non pas que le chemin soit impossible à parcourir à pieds, nous l'avons déjà fait, mais nous voulons encore faire tant de choses aujourd'hui, qu'il est plus sage de ne pas perdre de temps inutilement. La négociation s'annonce difficile: les touristes ne manquent pas, et tous ne sont pas des as du marchandage! les premiers essais s'avèrent des échecs: on nous demande trois fois le prix du matin, pour une seule voiture au lieu de deux, et pour un trajet plus court! comme dans le souk, la règle est de feindre l'indifférence: "tu veux pas? pas de problème! on est jeune, on marche!" une deuxième, puis une troisième tentative infructueuse achèvent de les convaincre: nous ne cèderons pas. Une voiture s'arrête à notre hauteur: "c'est bon, montez, je vous emmène!" - "pour notre prix?" - "oui, oui! c'est bon, montez!"
et l'affaire est dans le sac...ou plutôt dans une vieille Peugeot qui ne vivra plus aussi longtemps qu'elle a vécu. On a un peu l'impression de toucher la route, mais le principal, c'est qu'elle roule, et qu'elle nous conduise à la porte du souk, côté Medersa...oui, je l'avoue, je suis un peu têtue: même si "ce n'est qu'une fontaine", j'ai envie de voir à quoi ressemble cette fontaine Chrob ou Chouf!
Après avoir demandé à de nombreuses reprises notre chemin, après avoir été dirigés sur d'autres fontaines, à croire que même les Marrakchis ne la connaissent pas, enfin, la voilà!...vous me direz: "tout ça pour ça?" et je répondrai "oui"!
Mais j'ajouterai que "ça"est un joyau de l'art arabo andaloux (oui, encore). Que son nom, Chrob ou chouf", signifie "bois et regarde"...alors regardons: son auvent de cèdre sculpté, ses zelliges polychromes, ses inscriptions gravées en caractères cursifs ou coufiques. Regardons ce témoignage du temps, construit sous le règne de Ahmed El Mansour, mort en 1603! Elle a traversé les siècles, et avait suffisamment de valeur, pour être classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985. ( ce qui lui a vallu une petite restauration...3 siècles, c'est le bon age pour le lifting!)
Elle est là, dans une rue étroite de la médina, et les passants l'ignorent. Ceux qui la respectent le plus, sont sans doute les assoifés qui viennent s'abreuver à son robinet...nous la respectons beaucoup, mais de là à boire son eau! Disant ces mots, je pense à Ben: raccourcis de l'esprit, sans doute! je regarde mon téléphone...aïe, les nouvelles ne sont pas bonnes: après s'être fait poliment arnaquer par un taxi qui lui a pris 100 dirhams pour le même trajet que le matin, il est rentré au ryad au pas de course. Le voyant revenir prématurément, notre toulousain de service vient vers lui et lui demande ce qui ne va pas...considérant sans doute qu'une bonne démonstration vaut mieux qu'un long discour, notre ami lui donne un aperçu de sa situation en ruinant ses babouches, mais en fertilisant son jardin...ah! quand même! c'est son côté écolo...
Privé:Tu vois Ben, j'ai rien dit!...c'était soft...non? ;o)
Mais il ne nous rejoindra pas pour le déjeuner: Cindy devra faire ses achats seule. Enfin, pas tout à fait: nous sommes là, tout de même!
Avant d'entrer vraiment dans les ruelles du souk, nous nous arrêtons dans une petite agence bancaire pour changer quelques euros supplémentaires: on peut changer l'argent un peu partout.D'ailleurs, nombre de commerçants essaient de négocier en euros, puis en dirhams, reviennent à l'euro, ils nous embrouillent: il faut souvent s'en méfier, c'est un piège! on s'y perd, et une fois accepté, on ne peut plus revenir sur un prix, ni sur sa décision d'acheter; c'est une question d'honneur. A moins, bien sûr, que la ficelle soit trop grosse: on peut alors jouer les outragés, ça marche quelque fois. Mais la règle est de négocier en dirhams: il faut compter 1 euro pour 10 dirhams. C'est le change que l'on vous prendra presque partout, sauf dans les banques qui sont obligées de pratiquer le court officiel. On se rapproche alors plus des 11 dirhams. En calculant sur la base de 1 pour 10, on est donc sûr de ne pas se tromper.
La première chose qui nous intéresse, c'est de retrouver le souk des ferroniers: Cindy voudrait des appliques pour sa terrasse, Perrine voudrait s'offrir des photophores. Elle a trouvé son lustre hier. Hélène est aussi intéressée par les petites lanternes et moi...comme d'habitude, je fonctionnerai au coup de coeur! Les bruits des marteaux, des meuleuses, nous indiquent que nous sommes proches.
Au hasard d'une ruelle, nous découvrons un homme travaillant le stuc: ces gestes sont tellement rapides et précis, que ça semble d'une facilité enfantine. Bien sûr, il n'en est rien, il faut beaucoup d'expérience et un certain talent pour réussir ces ornements: pas question en effet d'effacer et de recommencer!
Cette fois, nous y sommes:les lustres et autres lanternes pendent aux façades, il faut maintenant dénicher la perle rare. Parce que si tout se ressemble, rien n'est vraiment pareil: ce travail là est effectué sur place, entièrement à la main. Comme partout, certains artisans sont meilleurs que d'autres. Il faut vraiment être attentif, et vraiment, ici encore plus qu'ailleurs, ne pas avoir peur de passer du temps: Cindy a trouvé son bohneur. Mais elle voudrait deux pièces identiques, et il n'en reste plus qu'une: "attends, je vais te chercher l'autre, tu veux?" Cindy nous interroge du regard: bien sûr! nous avons le temps! on est là pour ça, non?
Alors le temps passe, et l'homme revient avec une seconde applique...mais pas vernie..."c'est pas grave! j'te la peins si tu veux! y'en a pour deux minutes!"
Ici comme ailleurs, comme disait Lahcen, "Y'a pas de problèmes, y'a que des solutions".
Reste encore à négocier! nous décrochons un peu: Cindy est rompue à l'exercice, et nous profitons nous aussi pour fouiner un peu. Les filles ont trouvé le modèle et la taille de lanterne qui leur conviennent. Là encore, il en faut plusieurs, avec les mêmes volutes. Au moment de discuter le prix, les esprits s'échauffent un peu entre les marchands: il est vrai que j'ai un peu bluffé, et l'un soupçonne l'autre de casser les prix...dans ce genre d'exercice, toutes les combines sont permises, non?!
Le vendeur, un homme sans age, s'efforce de jouer sur les sentiments: il nous parle de la France, qu'il aime beaucoup, des temps difficiles pour les affaires, depuis le passage à l'euro (sur ce point, il a raison: il semble que l'euro les pénalise), et à chaque fois que nous baissons le prix, il va demaner l'accord à son père, un vieux monsieur qui trône sur une chaise au milieu du bric à broc. Manifestement, rien ne se fait sans son accord, et il n'est jamais d'accord...ça sent le roussi, la moutarde me monte au nez: à la longue, le marchandage est fatiguant! mais comme je suis plus têtue qu'une mule, je refuse de céder: je l'envoie donc promener avec ses lanternes et continue mon chemin. Cindy est toujours en train de discuter ses appliques. Mon vendeur me suit, me demande de faire un effort: c'est non! je lui explique que nous partons le lendemain, que je n'ai pas besoin de ses lampes, que c'était juste pour laisser mes derniers dirhams au pays. Alors qu'il voit que je commence à discuter avec un autre commerçant, il me tire par la manche pour que je revienne vers sa boutique...les filles ne me facilitent pas la tâche: c'est vrai qu'elles ne trouvent pas ailleurs les mêmes lanternes, et elles boudent un peu.
J'accepte donc de le suivre, en lui disant qu'il vaudrait mieux pour lui que je ne refasse pas le chemin pour rien, que je ne monterai pas mon prix. Nous arrivons, et le père refuse à nouveau. Je suis à la limite de la colère...enfin, je fais bien semblant, quand son frère arrive: plus jeune, visiblement amusé par mon attitude, il dit à mon mari "elle est pas commode, hein?!"
Bien sûr, quand il s'agit de se faire plaindre..."oh! c'est rien de le dire! si vous saviez!"...ben voyons! vaut mieux entendre ça que d'être sourde! je ris, et fais mine de me plaindre à mon nouvel interlocuteur...mais j'ai repéré depuis quelques minutes, accroché au mur, un magnifique support à miroir. J'adore ses décors travaillés, ses portes, avec double fermeture: judicieusement placé dans une maison, c'est un trompe l'oeil magnifique, comme une fenêtre qui s'ouvre sur nulle part. Il me rappelle un peu les moucharabiehs que j'adore. L'homme a suivi mon regard et me demande "il te plait?" je réponds oui, sans hésiter, mais lui dis aussi de ne pas s'affoler, et je lui refais le couplet sur la fin du voyage, etc... ça l'amuse beaucoup, mais il décroche tout de même le miroir. Il n'est pas peint, mais il me propose de le faire, ce que je refuse...je serais bonne pour le décaper et recommencer chez moi! parce qu'il faut voir comment c'est fait!...
Je connais les prix pratiqués en France pour ce genre de choses: j'en ai acheté un l'an dernier. Une pâle copie d'artisanat marocain, fabriqué à la chaîne: esthétique mais sans âme. Mon mari me demande si j'y tiens. Il semble l'apprécier aussi. Il aura fallu en tout plus d'une heure, pour négocier le miroir et les lanternes des filles, mais je suis très satisfaite de nos achats. Dans le même temps, Cindy nous rejoint, elle a elle aussi conclu l'affaire...c'est fou, on a l'impression d'être fatigué!!!
Il est temps d'aller déjeuner: nous remontons sur la place Jama El Fna, passons devant chez Chegrouni...sans nous arrêter, et choisissons une table à une terrasse, à l'angle de la place. Comme d'habitude, on mange pour trois fois rien...ça tombe bien: on fait les comptes, et il va falloir tenir le budjet! Perrine est contente: elle a trouvé tout ce qu'elle voulait, mais confesse qu'il ne faudrait pas qu'elle traine encore longtemps! c'est si facile, d'être tentée!
Hélène veut encore un collier, une petite lampe à huile, façon Aladin, je voudrais une djelabah pour ma mère, un mélange de fruits secs, comme ceux de Lahcen (nous les mangerons en Corse). Cindy veut des babouches pour son fils et sa mère...que de palabres en perspectives! Et ce soir, nous irons prendre notre dernier repas chez Rachid. Espérons que Ben nous accompagnera: les nouvelles ne sont guère réjouissantes!
De jour en jour, la chaleur se fait de plus en plus pesante, et le soleil tape sur nos épaules: l'avantage du souk, c'est que c'est à l'ombre, et qu'il y règne une relative fraîcheur.
Sur la place, à la mi-journée, les porteurs d'eau posent pour les touristes, les oranges se pressent par centaines, les femmes agitent leur seringues de henné...
Nous pénétrons à nouveau dans le dédale des ruelles du souk, par l'entrée des épices, herbes fraîches et fruits secs. La menthe parfume l'atmosphère, et c'est bien agréable. A cet endroit, tous les éales se ressemblent, les marchandises sont les mêmes. Une seule chose ne se négocie pas ici: la nourriture. Les prix sont fixes et affichés. Bien sûr, toutes les boutiques ou presque s'alignent sur celles d'à côté. A nous de choisir le vendeur le plus souriant, les dattes les plus fraîches, les cacahuètes les plus appétissantes.
Avec gourmandise, nous achetons tout ce qu'il faut pour faire le délicieux mélange que Lahcen nous a fait goûter: espérons qu'il aura la même saveur, dégusté sur les sentiers des montagnes corses!
Nous poursuivons notre chemin, et je suis intriguée par un drôle d'étale, où l'on sert dans des petits pots quelques chose qui se mange...je m'approche, pour découvrir qu'en fait, on fait ici cuire des escargots dans leur coquille, que l'on retire une fois les gastéropodes ébouillantés, et on les serre comme ça, sans plus de préparation ni nettoyage!
Quand je pense au temps que je passe à les préparer, les nettoyer, les faire cuire au court-bouillon, pour pouvoir finalement les manger sans crainte! Ici, on ne s'embarrasse pas tant, et ils se vendent comme des petits pains!
Nous cheminons encore, et nous arrivons dans le souk des tissus, des vêtements traditionnels: les contre-façons sont plutôt concentrées autour de la place. Le moment est venu pour moi de marchander la djelabah pour ma mère. Je suis un peu lassée par l'exercice, mais je réussis assez aisément à en obtenir un prix plus que correct, comparé au prix que les clients précédents ont du payer pour une tunique courte...le double! Il est toujours plus facile de passer après de "bons" clients: les vendeurs se montrent moins coriaces.
Toujours plus loin, Cindy est déjà en train de négocier les babouches de sa mère: l'affaire est plus compliquée, parce que nous avons donné au vendeur un argument auquel il s'accroche: "rien n'est trop cher pour une maman". On lui fait le coup des touristes fauchés, tristes de ne pouvoir débourser un dirham de plus pour offrir les magnifiques babouches à "maman". Franchement, notre numéro fendrait le coeur des pierre...mais pas celui du vendeur! Qu'à cela ne tienne: puisque ça ne marche pas sur ce ton, on va la jouer plus "virile": c'est ça ou rien! on a plus un dirham, si c'est bon comme ça, on fait affaire, sinon, on s'en va! on va pas en faire un couscous!...on repart avec les babouches! Yallah!
Le collier d'Hélène, la petite lampe d'Aladin: tout le monde est ravi! chacun a pu trouver ce qu'il recherchait, et même ce qu'il ne cherchait pas! J'ai aussi trouvé mes épices, mon savon noir (nostalgie du hammam), du henné, du khôl, quelques babioles; il est temps de rentrer et de prendre des nouvelles de Ben.
De retour au ryad, nous le retrouvons un peu reposé: il va mieux, même si ce n'est pas la grande forme! Nous irons tous chez Rachid ce soir, mais il ne pourra même pas avaler un bol de riz.
La soirée est moins euphorique que celle passée en compagnie de Lahcen, mais nous avons le sentiment de finir notre semaine en beauté: tout s'est bien passé, nous avons fait de belles rencontres, nous rentrons avec des souvenirs plein la tête, et l'envie de revenir. Ce pays est vraiment attachant: de tous les voyages que nous avons fait, c'est le premier pays que nous visitons deux fois: le monde est si grand qu'une vie ne suffira pas à en faire le tour, et nous préférons habituellement changer de destination. Mais le Maroc est si différent d'une région à l'autre, qu'il nous donne envie de revenir.
Le reste de la soirée sera consacré au bouclage des valises; c'est toujours un problème pour ne pas dépasser le poids réglementaire! On viendra nous chercher au ryad demain à 5h00 pour notre transfert à l'aéroport...ah non...pas au ryad! au bout de la ruelle: Notre toulousain ne veut pas que nous discutions dans la cour en attendant! nous ferions trop de bruit! et pour finir de nous séduire, il nous annonce qu'il ne nous servira pas de petit déjeuner: au plus, et c'est bien parce que c'est nous, nous aurons un peu de café, et bien sur, comme chaque matin, il faudra que je demande un malheureux sachet de thé! Nous avons fait nos provisions à la patisserie des Princes, et nous nous passerons de ses services...finalement, il aura été la seule fausse note de ce voyage! il en fallait bien une! la perfection n'est pas de ce monde!
Commentaires
Passez la monnaie
"après s'être fait poliment arnaqué par un taxi qui lui a pris 100 dirhams"
Hei le Toulousain, il avais pas tout à fait faux !
C'est que les Daltons sont de fameux négociants ou négociateurs (ou impressionnant avec leur costumes rayés Hi! )
Bref le Toutouriste lambda à intérêt à avoir un bon compte en banque ou une bonne tchatche et de la patience et venir sur ce Blog prendre des leçons de voyageur ?!
Cours de Marocain
Chrob ou chouf", signifie "bois et regarde"...
Chrob = bois ?
ou = ou bien ?
Chouf = regardes ?
Bois ou regardes ? Non ?
ça manque d'eau
Tout ça pour ça ?
Oui ! belle relique ! belle photo !
Mais ou est l'eau ?
il y a t'il une fontaine sous ce porche ?
Peut-être un simple robinet ?
Nous on en veut pour notre argent, vu que c'est gratuit !
Ne pleure pas Fontaine je ne boirai pas de ton eau ( heu c'est ce qu'on dit mais ....)
Encore merci pour ce beau voyage ! mais pourquoi préférai-je la montagne à la ville ?
C'est plus pur et pour l'esprit et pour les poumons !
jardin... intérieur
Que dire de ce jardin ? Toujours aussi bôôôô, toujours aussi inattendu. Un endroit pour SE retrouver en secret...
A travers les photos des différents auteurs, on découvre aussi un peu leur âme: la photo avec la grenouille de Tartiflette, les photos de Perrine avec les palmiers, la photo avec la maison bleue et celle avec les colonnes bleues que j'aime particulièrement; j'ai envie de dire: "passez moi une chaise que je m'y installe tranquillement avec un bon livre de ... Grangé.
Eau, main, orange.
Il ne faut pas être une orange pressée pour revenir les mains pleines des petites grandes surfaces Marocaines !
Cette jolie main est elle négociable ?
certainement pas, mais nous pouvons tous en profiter ! Merci
c'est bien la premiere fois qu'une seringue ne me fais pas peur, même avec un E en trop ! ( les rieurs sont des méchants prétentieux qui feraient mieux de voir sous leurs doigts ce qu'ils laissent comme fôtes ! )
chouf veut dire regarde; c'est un terme utilisé par les berbères
wili wili (je ne garantis pas l'orthographe), c'est aussi du berbère et ça veut dire: oh la la
l'arabe classique est en fait bien peu maîtrisé par la population; ce sont plutôt des langues locales - j'évite de parler de dialecte.
Heu je sais que ce n'est pas bien de venir causer de tout et de rien ici, mais juste une petite pécision pour la langue locale des Berbères elle déborde parfois localement ( reste sans doute de l'époque du Protectorat ) jusqu'à Paname ( dialecte local parisien )
Chouf la nana mec , elle est super !
ce qui donna la chanson : "Super Nana" de Michel Jonasz ! Hi!
Un final en fausse note ?
Je n'aime pas les fins de récits ! Grrr
Celui ci, heureusement, n'avais pas de fin au commencement ( ne vous inqietez pas, chers lecteurs éventuels, je suis Zinzin ! ) sinon je ne l'aurais peut être pas lu, encore que grâce aux photos, oui la curiosité aidant et le style attachant, et l'exhortation d'un oiseau rare !...
Bon maintenant, devenu accro, je vais tout en le relisant encore , attendre patiement avec impatience le prochain qui j'éspère paraitra sur le Net !
A la fin d'un concert,( mais sur une fausse note hélas d'origine française,) les spectateurs se lèvent et applaudissent longuement, ce que je fais en restant assis près de mon Clavier( ni de bronzé, ni de piano ).
Bravo encore pour ces belles et intéressantes pages !
Vivent les Daltons et leurs amis !
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